Histoire du club «Lou Touréou Pernen»

 

Premier accident grave : le raseteur Canto est blessé par «Petous» de Blatière. Participaient à cette course : San Juan, Doulaud, Ginoux, Rado...


1987 : inauguration des arènes Paul Jean. Les gradins sont encore en bois (voir plus loin...). Ils seront vandalisés fin 91-début 92 et remplacés par les tubulaires.




En 1990, le club organise une abrivado avant la course qui sera suivie d’une bandido, sur le cours de la République jusqu’aux arènes. L’expérience ne sera pas renouvelée.



5 mai 1992 à Furiani (Corse), une tribune s’écroule en faisant 18 morts et des centaines de blessés. En conséquence, les mesures de sécurité sont plus strictes et le Touréou Pernen va en subir les conséquences. La course du 15 août 92 est annulée.



1996 : suite à l’interdiction pour non-conformité, les membres du club ont bâti des arènes en dur “à temps perdu” (!). Les courses peuvent reprendre...




1997 : Les arènes deviennent municipales. C’est donc la mairie qui prend en charge la réalisation du toril (1999) et, plus tard, d’une “infirmerie-buvette” (2001) .


En 2002, tentative de course pour le 14 juillet. Pour diverses raisons, cette date sera abandonnée.


Les présidents qui se sont succédés :


  1.     Adrien Morin 1957 à 59

  2.     Marceau Giraud 1960 à 62

  3.     Adrien Morin 1963 à 69

  4.     Jean Arnavon 1970 à 82

  5.     Paul Jean 1983 à 98

  6.     Jean-Paul Farel 1999 à 2004

  7.     André Lauzier depuis 2005.

Le 29 MARS 1957, la parution au Journal Officiel scelle la naissance d’une association “Lou Touréou Pernen” qui a pour but d’organiser des courses de taureaux. Dès l’année suivante, plusieurs courses sont organisées. Probablement pour la fête votive de St Marc, pour le 22 juin et pour la fête votive de St Roch (18 et 20 août ).


En bouvine, on parle de «taù» ou de «bioù» mais le terme de «toureù» vient du patois local. Nous avons conservé cette appellation ainsi que son orthographe (touréou) par tradition.

L’échappée de “Gaby”, de concert avec son simbeù, va créer la légende pernoise.

Le dimanche 12 juin 1960, le 5ème taureau, “Gaby”, fait sauter les planches de la barrière et se jette contre les câbles ceinturant l’arène démontable. Un serre-câble casse et le câble se détend. Le taureau étant engagé passe de l’autre côté.

Personne ne bronche sur les gradins et le taureau passe derrière. Le manadier s’empresse de manoeuvrer son char et lâche le simbèu censé ramener le cocardier. Mais, au moment de remonter dans le char, les animaux prennent peur et s’échappent. Ils traversent le canal et s’enfuient. D’après les journaux, le cocardier “Gaby” est attrapé au lasso près d’Entraigues. Le simbèu isolé, donc peut-être plus dangereux (?), est proprement abattu au fusil.

Sur ces faits, chacun brodera son anecdote et créera “La légende de Gaby”. Il n’a pas été possible de fixer la durée de la fugue : pour un des journalistes, les taureaux étaient récupérés dès le lundi matin !  Il semble cependant qu’elle n’ait pas durée plus de trois ou quatre jours.

L’espace entre la barrière de contre-piste et les gradins explique pourquoi “Gaby”, en passant à travers les câbles dont un avait lâché, ne s’est pas retrouvé dans le public.

Accueil.html
RETOURAccueil.html

Photos Jean DANY